
Palais Catherine de Tsarskoïe Selo
Palais Catherine de Tsarskoïe Selo
À 25 km de Saint-Pétersbourg, le palais Catherine déploie sa façade baroque, sa salle d'Ambre reconstituée et un parc paysager de 300 hectares.
À 25 km au sud de Saint-Pétersbourg, dans la ville de Pouchkine — anciennement Tsarskoïe Selo, « le village des tsars » —, le palais Catherine aligne sa façade baroque longue de 350 mètres aux tonalités bleu turquoise, blanc et ocre jaune. Résidence d'été des Romanov, plusieurs fois détruite et rebâtie, elle abrite aujourd'hui la célèbre salle d'Ambre et un parc paysager de 300 hectares.
Pourquoi visiter le palais Catherine
Le palais Catherine offre l'un des ensembles baroques les mieux restaurés de Russie. Trois raisons motivent le détour depuis Saint-Pétersbourg :
- Une architecture extérieure spectaculaire signée Bartolomeo Rastrelli, l'architecte du palais d'Hiver.
- Des intérieurs reconstitués à l'identique après les destructions de 1944, dont la salle d'Ambre, recréée à partir de 1979 et achevée en 2003.
- Un parc paysager de 300 hectares mêlant jardins à la française, jardins anglais et fabriques d'inspiration gréco-romaine.
L'ensemble figure parmi les principales résidences impériales de la région de Saint-Pétersbourg, aux côtés de Peterhof et de Pavlovsk.
Histoire du palais
Le domaine apparaît en 1711 sous la forme d'un modeste palais d'été commandé par Catherine Ire, épouse de Pierre le Grand, à l'architecte allemand Johann-Friedrich Braunstein. Ce premier édifice n'a plus grand-chose à voir avec ce que l'on visite aujourd'hui.
Le tournant intervient en 1741, lorsque Élisabeth Ire accède au trône. Désireuse de rivaliser avec Versailles, elle confie l'agrandissement à l'architecte italien Bartolomeo Rastrelli, qui livre en quatre ans un palais baroque de 350 mètres de long, structuré autour d'une cour d'honneur réservée aux parades militaires.
En 1762, Catherine II hérite de la résidence. Moins sensible au baroque flamboyant de Rastrelli, elle fait aménager dans l'aile droite des appartements de style classique par l'architecte écossais Charles Cameron. C'est également elle qui commande la galerie gréco-romaine et l'aménagement du parc paysager de 300 hectares.
Le 19e siècle apporte deux incendies, en 1820 et en 1863. Les architectes Vassili Stasov et Hippolyte Monighetti mènent les restaurations à l'identique. Le coup le plus dur survient en 1944 : occupé par la Wehrmacht, le palais est pillé puis incendié lors du retrait des troupes allemandes. Les autorités soviétiques engagent une restauration de plusieurs décennies, encore en cours sur certaines salles. Alexandre Pouchkine, qui passa son enfance dans la ville voisine, qualifiait l'ensemble de « merveilleuse prairie ».
Que voir sur place
La salle d'Ambre
Pièce-emblème du palais, elle est entièrement tapissée de panneaux d'ambre aux teintes ocre à rouge, complétés de mosaïques de pierres semi-précieuses. L'original, offert par la Prusse à Pierre le Grand en 1716, a disparu pendant la Seconde Guerre mondiale ; la version actuelle est une reconstitution.
Les grandes salles d'apparat
- La salle du Trône (Grande Salle de Rastrelli) : près de 800 m², plafonds peints, fenêtres en enfilade et dorures sur deux niveaux.
- La salle des Tableaux : accrochage dense d'œuvres des 17e et 18e siècles, à la manière des cabinets de peinture européens.
- Les appartements de Catherine II dans l'aile Cameron, plus sobres, illustrent le passage du baroque au classicisme.
Le parc
Le parc se divise en jardin régulier (proche du palais) et parc paysager à l'anglaise, ponctué d'un grand étang, de pavillons, d'une galerie Cameron et de fabriques d'inspiration antique. Comptez 2 à 3 heures pour en faire le tour à pied.
Quand visiter
La haute saison court de mai à septembre : températures agréables, parc en pleine végétation, mais affluence importante et files d'attente notables, en particulier les week-ends d'été.
- Juin à début août : les nuits blanches de Saint-Pétersbourg permettent de prolonger la visite du parc en soirée.
- Septembre-octobre : couleurs automnales sur le parc paysager, fréquentation en baisse.
- Hiver (novembre à mars) : palais ouvert, parc enneigé avec accès souvent gratuit, ambiance plus contemplative — l'image associée au vers de Pouchkine.
Informations pratiques
Le palais et le parc se visitent avec des billets distincts. Prévoyez une demi-journée minimum pour combiner les deux.
- Horaires : ouverture en journée toute l'année, avec amplitude réduite en hiver. Fermeture hebdomadaire (généralement le mardi) et un jour mensuel pour entretien. Vérifiez les horaires en vigueur sur le site officiel avant de partir.
- Tarifs : entrée payante pour le palais, plus modérée pour le parc en été et souvent gratuite en hiver. Les tarifs sont régulièrement actualisés.
- Billets : la réservation en ligne sur le site officiel est vivement recommandée en haute saison pour éviter la file d'attente à la caisse.
- Durée de visite : 1h30 à 2h pour le palais, 2h à 3h pour le parc.
Comment s'y rendre depuis Saint-Pétersbourg
En minibus (marshrutka)
Deux stations de métro desservent Pouchkine :
- Depuis Moskovskaya : minibus en direction de Pouchkine, départs fréquents.
- Depuis Kupchino : autre terminal de marshrutkas vers Pouchkine.
Les numéros de lignes évoluent ; demandez « Pouchkine / Tsarskoïe Selo » sur place ou repérez la mention « Екатерининский дворец ».
En train
Le train suburbain (elektrichka) part de la gare de Vitebsky en direction de Tsarskoïe Selo. Compter une trentaine de minutes de trajet, puis environ 15 minutes de marche depuis la gare jusqu'au palais.
En taxi ou VTC
Solution la plus directe, environ 30 à 45 minutes de trajet selon la circulation. Les applications locales (Yandex Go) sont largement utilisées.
À combiner dans les environs
- Le parc et palais de Pavlovsk, à quelques kilomètres seulement, ancienne résidence de Paul Ier, idéal pour prolonger la journée.
- Le lycée impérial de Tsarskoïe Selo, où Pouchkine étudia, situé à proximité immédiate du palais Catherine.
- De retour en ville, plusieurs sites complètent la découverte des fastes impériaux : l'Amirauté de Saint-Pétersbourg, la cathédrale Notre-Dame de Kazan ou une croisière sur la Neva avec Radisson Cruise.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Comptez environ une demi-journée : 1h30 à 2h pour les intérieurs du palais et 2h à 3h pour parcourir le parc paysager de 300 hectares.
Non. Les panneaux d'origine, offerts par la Prusse en 1716, ont disparu durant la Seconde Guerre mondiale. La salle visible aujourd'hui est une reconstitution, entamée en 1979 et inaugurée en 2003.
Oui, en haute saison (mai à septembre), la réservation en ligne sur le site officiel évite des files d'attente parfois très longues à la caisse.
Oui, le palais reste ouvert toute l'année avec une amplitude horaire réduite. Le parc est généralement en accès gratuit entre la mi-octobre et la fin avril, et son atmosphère sous la neige est l'une des images iconiques du lieu.
Peterhof, situé sur le golfe de Finlande, est connu pour ses fontaines et son parc maritime. Le palais Catherine, à l'intérieur des terres, se distingue par sa façade baroque colorée et ses intérieurs, dont la salle d'Ambre. Les deux résidences sont complémentaires.
Préparer la suite du voyage
Le palais Catherine s'inscrit naturellement dans un itinéraire autour de Saint-Pétersbourg et de ses résidences impériales. Pour construire un séjour complet incluant ces visites, consultez nos voyages en Russie.
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